L’efficacité de l’hyperthermie a-t-elle fait l’objet d’études ?

Le rôle de l’hyperthermie a pris un essor considérable au sein de la médecine traditionnelle. Les effets de l’hyperthermie ont fait l’objet de nombreuses études au cours des 50 dernières années. Et le nombre d’études menées à ce sujet ne cesse d’augmenter.  

L’efficacité de l’hyperthermie dans le traitement de lutte contre le  cancer a été démontrée, non seulement en laboratoire, mais aussi par le biais de recherches cliniques.  À titre d’exemple, on peut citer les essais cliniques de phase III visant à étudier l’efficacité de la radiothérapie et  de la chimiothérapie combinées à l’hyperthermie selon un certain nombre d’indications. Ces essais portaient sur des cas de rechute de cancer du sein, de cancer de l’utérus, de cancer de l’œsophage, de mélanomes, de tumeurs à la tête et au cou, et de sarcomes. Ils ont permis de démontrer que l’hyperthermie accroît l’efficacité de la radiothérapie et de la chimiothérapie dans des proportions allant jusqu’à 50 %. En outre, elle contribue à en atténuer les effets secondaires.

Ces résultats sont primordiaux. En effet, si un médicament ou un traitement fait l’objet d’une évaluation positive lors d’essais cliniques de phase III, la médecine considère alors cette étude comme prouvée. 

En 2011, les résultats de différentes recherches portant sur les effets de l’hyperthermie combinée à la chimiothérapie ont été publiés. Ils prouvent que l’hyperthermie permet d’empêcher la reconstitution de l’ADN des cellules cancéreuses endommagées par la chimiothérapie (source : revue scientifique PNAS, publiant les comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences).

Une étude réalisée en 2010 montre que le taux de survie chez les femmes atteintes d’un cancer de l’utérus, et qui ont reçu un traitement combinant chimiothérapie, radiothérapie, et hyperthermie, augmente de 50%. Pour plus d'informations, consultez le lien suivant : http://www.mednet.nl/nieuws/id4407-hyperthermie-verdubbelt-overlevingskans-cervixcarcinoom.html.

À l’heure actuelle, différentes études cliniques en cours portent sur les cancers de la vessie, de l’estomac et du côlon, du pancréas, et de la prostate. Des preuves solides permettent d’ores et déjà de penser que l’hyperthermie pourrait améliorer les résultats des traitements classiques contre le cancer pour d’autres types de cancers. Cela est particulièrement vrai lorsque le traitement hyperthermique est utilisé à un stade précoce du cancer. 

En 2011 et 2012, concernant les traitements du cancer du côlon et du rectum (gros intestin), notre Centre a enregistré un taux de réponse parfaite à l’hyperthermie de 50%, et un taux de réponse partielle de 30 %. Les patients traités souffraient tous d’un cancer de stade III ou IV.

En 2011, concernant les traitements du cancer du sein, notre Centre a obtenu les résultats suivants : 55% de réponse parfaite et 30 % réponse partielle.